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L'éducation bienveillante : questions et ambiguités

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L’éducation positive et la parentalité bienveillante suscitent actuellement un véritable intérêt. Venu des Etats-Unis, le concept d’éducation positive s’appuie sur les neurosciences et se présente comme une alternative à l’éducation traditionnelle. Dans la lignée de célèbres pédagogues (Montessori, Freinet…), il prône l’écoute des besoins de l’enfant et de ses sentiments, bannit les fessées, les menaces et les ordres, favorise l’autonomie, la coopération…Des principes dans lesquels nombre de parents se retrouvent. « Notamment parce qu’ils ne veulent pas reproduire l’éducation qu’ils ont reçue et dont ils ne gardent pas forcément un bon souvenir », souligne Charlotte Ducharme, auteur de Cool parents make happy kids*. « Ils sont revenus de l’éducation traditionnelle, qui fonctionne avec des injonctions et des obligations, ce qui peut entraîner une forme de dureté et un manque d’écoute de l’enfant », souligne aussi Arnaud Riou, auteur de Pour une parentalité bienveillante**. Le récent débat sur l’interdiction de la fessée a aussi remis l’éducation bienveillante sur le devant de la scène. « D’autant que plusieurs études ont montré que des attitudes humiliantes répétées à l’égard d’un enfant peuvent altérer son développement, son estime de soi, voire ses résultats scolaires… », ajoute la psychothérapeute Isabelle Fillioza, auteur de J’ai tout essayé***.« Remplacer les injonctions par de la coopération »Le regard que la société porte aujourd’hui sur les enfants explique aussi l’essor de la parentalité positive, selon Nicolas Marquis, professeur de sociologie à l’université Saint-Louis de Bruxelles : « On considère de plus en plus l’enfant comme un adulte en devenir. Il est désormais affublé de tout un tas de besoins dont on ne se préoccupait pas trop avant. Si hier on pouvait lui imposer des décisions en scandant "parce que c’est comme ça", aujourd’hui nombre de parents co-construivent son éducation avec lui », constate-t-il.Et face à un monde anxiogène, les parents ont tendance à se replier sur leur cellule familiale qu’ils veulent harmonieuse. C’est justement l’une des promesses de l’éducation bienveillante. « Le fait de remplacer les injonctions par de la coopération, les cris par un dialogue, les punitions par la réparation de bêtise, contribue à réduire les conflits, à apaiser le quotidien. Il y a moins de jeux de pouvoirs et du coup, l’enfant a un comportement moins transgressif », affirme Isabelle Filliozat.